Category Archives: Slovaquie

Sunset over the Danube

Almost the puszta and the endless skies…


La pub pour la nuit noire

Il fait noir. Vraiment noir. Nous sommes assis sur un banc pas loin du lac, en train de profiter du wifi, qui est accessible dans un certain perimètre autour d’un restaurant clos. Les lumières de l’hôtel à l’autre bout du lac, et les lumières de nos deux notebooks, sont les seules à tâcher la couche noire des arbres qui soude le noir du lac au noir du ciel.
Il se passe trois choses ici de temps en temps:
– un poisson saute à la surface du lac,
– une pomme sauvage tombe dans l’herbe folle et se cogne à la terre avec un bruit mat,
– une moustique pique mon homme, (il est la cible préférée de tous les moustiques – ce qui est très gentil de sa part :)

Il paraît qu’il y a de moins en moins d’endroits comme ceci, où la pollution, même lumineuse, serait si mineure. Venez en profiter :)


Les tomates à la provençale

Avez-vous déjà touché les pommes de terre tout juste sorties de la terre, à la pelure toute mince, toutes chaudes – pleines de vie? Ou bien où en êtes-vous avec la cueillette des prunes sur l’arbre dans la chaleur de midi?
J’adore le toucher chaud des fruits et des légumes cueillis sur la plante – le soleil transformé en vie.
Ces tomates-ci ont été également récoltées dans la chaleur de midi. Saupoudrées de sel, aspergées bien arrosées de l’huile d’olive, parsemées de l’ail, enfournées pendant 5 heures, elles donnent généreusement ceci – les tomates à la provençale. Yummmie.


Une beauté retro

Il est sept heures du soir. Il fait tellement chaud que je préfère de marcher d’un bout de la ville à l’autre au lieu d’embarquer dans le tramway non-climatisé. Au moment où il passe devant un terrain à bâtir, le soleil le remplit de lumière. Maintenant on voit nettement ses vielles fenêtres sales et rayées, peut-être plus rayées que sales.
Je marche dans une ville déserte. Les herbes folles remplissent les crevasses entre les différentes couches de bitume. On se croirait dans une ville de sud, à la fin d’un après-midi caniculaire, juste avant l’heure où les gens rentrent de la plage.


La ville bleue sur le Danube

Ca fait déjà plusieurs années. Je revois la scène avec les trois personnes dans la classe: moi – l’interprète, un formateur, et un élève. Le sujet n’est pas très passionnant, mais il est évident que je m’applique. Je suis une professionnelle. J’arrive tout de même à suivre d’un oeil ce qui se passe dehors. Le seul participant de cette formation, le seul qui doit absorber toutes les informations qui déferlent de la bouche du formateur depuis ce matin, il fait apparemment la même chose. Quand le formateur nous tourne le dos, il me fait un clin d’oeil et il incline sa tête en direction de la fenêtre. Il y a un énorme bateau blanc, élégant, qui glisse sur la surface argentée du Danube. On se sourit. Je me demande où il se dirige, et s’il va rejoindre la mer. Les châtaignes tombent sur le trottoir derrière les grandes fenêtre blanches.


Un cadeau de naissance

Ma Slovaquie. Je n’ai rien fait pour que je puisse me l’approprier. C’est arrivé comme ça. Un cadeau de naissance :)
Elle est verte et sauvage, avec des pans entiers du pays plongés dans le silence. C’est un silence superbe, qui, sans nous avertir, devient un beau matin embarrassant, et nous fait partir loin, vers le bruit et le fracas des cités, vers l’absence des fragrances et vers la présence des mauvaises odeurs, vers le mélange, vers l’étranger.
On s’épuise dans le chaos et l’excitation et on revient ici pour se ressourcer.
Une vie comme un mouvement du pendule: aller et revenir. Aller et revenir. Aller et revenir.


Would you or not?

Eighties revival jeans, called also The Passion Inhibitor by the male members of the group :)


Central European charm


A l’Est de la frontière

Je passe ce mois d’août 2012 chez moi. Enfin, c’est un peu plus compliqué que ça. C’est un pays dont je parle la langue, dont je connais tous les défauts, dont je vois le potentiel, et que je connais à peine en tant que touriste. Il y a mes parents, mes frères, ma famille, mes amis, des souvenirs, il y a de la nostalgie et des “peut-être qu’un jour”…

Il y a une nature bucolique,

il y a un coca local qu’on peut, et qu’on préfère, boire à la pression,

des mets souvent lourds, comme celui-ci, le lángos – l’héritage culinaire du passé austro-hongrois,

et ma nouvelle passion – la cueillette des champignons.

Je vais en dévoiler plus dès que je reviens des bois…


%d bloggers like this: