Category Archives: Sardaigne

Ciao bella !

Ceci est de loin la voiture dans laquelle nous avons sauté pour aller rejoindre la plage à Stintino, un lieu tellement paradisiaque qu’il semble irréel, d’où les injonctions hystériques envers mon ami, qui prenait les photos : Vite, vite, dépêche-toi, j’ai peur que ça disparaisse :)))


Ziggurat

du Mont d’Accoddi, Sardaigne.


Aguiche II :)

J’appelle ce gâteau (en amarante, avec une couche du chocolat noir) ziggurat, parce qu’il me rappelle cet édifice mésopotamien en terre sarde, unique en son genre en Europe, que nous avons découvert, sous le soleil de midi, au bout d’un long chemin bordé d’oléandres.
La chaleur était ravageuse et délicieuse.
A l’ombre d’un arbre, j’ai imaginé, comment c’était de naître là, il y a 4500 ans, d’être une gardienne de feu dans le temple construit au sommet de la colline, avec les journées remplies par l’attente de retour de son homme. Le ciel bleu à l’infini devenait parfois lassant par sa monotonie, mais on trouvait toujours des tâches à faire, qui redonnaient du courage pour les jours à venir. On cueillait les plantes médicinales, on chantait lors des rituels sacrés, on allait voir les ânes, et quand ils broutaient, on posait la main à l’endroit entre leurs oreillles, où le bruit résonnait, comme s’il venait d’une cave.
Un petit moment rêveur avant de sauter dans notre cinquecento :)


Aguiche :)

(d’Alghero)


Une baie en Sardaigne

L’eau était encore froide, alors nous avons resté en dehors de son toucher. J’ai sortie mes aquarelles et j’ai plongé dans leurs teints chauds. Plus tard, nous avons passé au moins une heure à observer les fourmis transporter un trésor de miettes vers leur coffre-fort souterrain.

Les trois enfants d’un jeune couple enlacé se couraient après avec de longs bâtons en mains. Ca a duré jusqu’à ce que le père n’invente le jeu du lancer de cailloux. Bientôt, je voyais les garçons traverser la baie avec des pierres aussi grandes que leurs petits torses.
Notre faim n’était pas encore trop insistante et grâce à une pomme nous avons pu profiter du silence, qui a succédé au départ de petits sauvages.

Malgré une faim inassouvie des images paradisiaques, nous n’étions jamais tristes de quitter la plage le soir, parce que cela signifiait d’enfourcher le scooter, de mettre des casques et d’emprunter des identités italiennes: avoir les cœurs légers, la parole facile et bruyante, et l’optimisme des jours au ciel bleu à l’infini.


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