Grand Corps Malade

Je suis assise dans le parc.
Entre les pétales de la tulipe il y a une lumière chaude où je voudrais plonger comme une abeille, uniquement pour le plaisir, l’air affairé, mais si je n’avais pas le choix, même un bourdon un peu lourdaud ferait l’affaire.
Aujourd’hui je viens de visiter mon ophtalmo, qui m’a reconfirmé que tout va bien et la petite tache noire sur la rétine, qui m’embêtait il y a deux ans, n’est qu’une petite cicatrice insignifiante.
Je pense à l’intensité du bonheur que je ressentais quand je quittais le médecin il y a deux ans avec la confirmation que ça ne bouge pas, qu’il n’y a rien de mal, au contraire que c’est quelque chose de guérri. Je criais en moi: “Je vous aime tous, les gens qui sortez de la supérette, les gens aux vélos, les ados, les vieillards luxembourgeois. Ma vue est parfaite, je suis heureuse!” En mon for intérieur je promettais à l’univers de ne plus jamais se faire des soucis pour les pacotilles, parce que rien n’en vaut la peine, qu’au contraire je vais vivre et être joyeuse et heureuse chaque jour, tout simplement, et je vais communiquer cette joie aux autres…
Bon, vous me voyez venir où j’en suis venue avec ma promesse…
J’y tiens toujours, certes, mais d’une façon assez intermittente.
Le week-end dernier je suis allée au concert du Grand Corps Malade. C’est un artiste qui partage à coeur ouvert, c’est presque un “motivational speaker” qui fait du slam, de la poésie, sur une musique de jazz. Je n’ai pas seulement aimé, ça m’a inspiré et ça m’a marqué. C’était un concert parfait.

Je rêve que l’amplitude de ma gratitude tiendra longtemps cette fois-ci, mais j’ai au moins une certitude que j’acquiers une solide habitude pour voir les bons côtés de la vie :)

About atreewalker

It was a warm spring morning in the olive grove. The breeze was gentle, the air was fragrant, the time stood still. High grass, sprinkled with colourful small-headed flowers, was gently tickling my knees. Poppies were about to splash their intense red on the antic ruins. 'Look how beautiful it is all over', I whispered to the olive trees, 'a perfect time for a stroll.' I slipped my fingers into the open palms at the end of their branches and I took them for a walk. View all posts by atreewalker

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