Je n’y peux rien. Je romantise.


Je me promène dans les ruelles de la capitale. Comme une expatriée typique, je romantise cette ville où je comprends tout en ce qui concerne la langue, puisqu’elle est maternelle; et beaucoup moins, il faut dire, en ce qui concerne le fonctionnement subtile de la société.
Dans les cafés je vois les étudiants avec leur projets, leur rêves, pleins d’optimisme et d’énergie. Je rencontre des amis dont la vie me semble moins aisée mais plus colorée que la vie à Luxembored. Pour peu j’imaginerais que la vie est douce dans une chambre de bonne sous le toit d’un vieux immeuble presbourgois, pourvu qu’on a sa part de pain (petite) et sa part de créativité (infinie).
Je monte une petite rue en pente et je vois devant moi trois personnes en long habits noirs. De futurs prêtres devant le bâtiment du séminaire? Ah, j’aime cette ville, ce mélange du laïque et du religieux, où la tradition n’est pas ignorée et où les étudiants débattent dans les cafés, bruyamment, de leur sexualité libérée (bon, j’avoue que le fait de comprendre tout peut aussi devenir un piège :)
La journée est grise, la brume pourrait bientôt descendre des branches des plus hauts arbres jusque dans la rue. Je me sens bien ici. Je m’approche des trois silhouettes noires et, enfin, j’y vois clair. Les trois séminaristes supposés sont en fait trois serveurs en long tabliers noirs, “stylish”, en pause cigarette. J’aurais envie de leur demander un peu de cendre pour me saupoudrer la tête en signe du repantir pour trop plein de romantisme.
N’empêche que cette fois-ci, il s’est vraiment passé quelque chose de beau entre moi et cette ville.

About atreewalker

It was a warm spring morning in the olive grove. The breeze was gentle, the air was fragrant, the time stood still. High grass, sprinkled with colourful small-headed flowers, was gently tickling my knees. Poppies were about to splash their intense red on the antic ruins. 'Look how beautiful it is all over', I whispered to the olive trees, 'a perfect time for a stroll.' I slipped my fingers into the open palms at the end of their branches and I took them for a walk. View all posts by atreewalker

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