Différences culturelles…mineures II

Nous voulons un taxi pour la journée puisque cela semble être l’option la moins stressante si on veut faire du hop-on hop-off à Delhi. De la file de taxi devant la Gare surgit un jeune indien dynamique avec lequel on réussit à négocier un prix pas trop mal. On croit que l’on y va. Mais non, on n’y va pas. Le chauffeur nous demande d’attendre. Ces collègues sont partis déjeuner et il n’arrive à pas à décoincer sa voiture. L’attente prendra tout au plus une demie heure. Nous lui expliquons que ça ne marche pas comme ça chez nous. S’il y a des dizaines de taxis tout autour on ne va pas attendre 30 minutes son chauffeur anonyme préféré. Il ne comprend pas. On s’en va. Il nous traite d’affameurs. On presse le pas. Il nous fait du chantage émotionnel. Il nous suit, on s’enfuit.

La voiture qu’on obtient par intermédiaire de l’hôtel appartient à un népalais. Il vit à Delhi depuis quelques années et il rend visite à sa jeune femme et ses enfants au Népal deux fois par an. Il nous assure qu’il lui est fidèle. Bon. C’est bien. On exprime notre sympathie et on espère que ça en est fini avec des confidences. On a déjà remarqué qu’ils nous prennent tous, nous les touristes pâlottes, pour des libertins…

La visite du Qutb minar musulman, du temple Bahai, de la maison de Gandhi et du temple Sikh Gurudwara Bangla Sahib en une journée seront la cause de notre ivresse ce soir. Nos pieds décolleront de la terre et nous danserons dans la lumière de la richesse spirituelle et de la tolérance. On n’arrivera plus à s’arrêter. Les piles seront rechargées en optimisme et je pousserai un cri mal soupesé: Présentez-moi un Indien, je suis de nouveau prête au marchandage.

About atreewalker

It was a warm spring morning in the olive grove. The breeze was gentle, the air was fragrant, the time stood still. High grass, sprinkled with colourful small-headed flowers, was gently tickling my knees. Poppies were about to splash their intense red on the antic ruins. 'Look how beautiful it is all over', I whispered to the olive trees, 'a perfect time for a stroll.' I slipped my fingers into the open palms at the end of their branches and I took them for a walk. View all posts by atreewalker

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