Jour 2 Lâches pour une fois

Nous trinquons avec du schnaps, non pas par plaisir mais par nécessité, cette fois-ci, le but principal n’étant pas de désinfecter mais de s’aider à relâcher les nerfs. Nous nous affalons sur le lit et je filme la confession de mon amour sur les dernières heures à Kathmandou. Rembobinons.

Les rues sont évidemment pleins de gens. Des visages des Népalais observés au hasard dans la foule sont étonnemment calmes au milieu du vacarme crée par des passants, des vendeurs, des enfants, des mendiants mais surtout par des motos qui nous rasent les talons. On va dans la direction de la place principal, Durbar square. Les temples sont magnifiques, une culture, un imaginaire étranger à ce que l’on connaît. La spiritualité est ici exprimée par un langage qui aime la couleur, l’abondance, les histoires compliquées. La vie, la mort, le sang se mêlent ici sans modération.

Les vendeurs ont vite détecté sur nos visage l’égarement des nouveaux venus. Je suis la moins gentille de notre couple et je dis non à leurs offres avec beaucoup de fermeté. Mon homme est plus doux. Il veut parler aux gens, les connaître, les comprendre. Il a bientôt une suite des marchands.
On aura encore beaucoup de fois questionné les bienfaits de notre présence ici et la conclusion la plus acceptable pour moi sera qu’à part le plaisir égoïste du voyage, une curiosité assouvie et l’inspiration dans plein de domaines pour une vie future plus authentique, on emmène ici de l’argent, … mais on ne peut pas en donner à tout le monde, à toute heure.

Les marchands sont durs à découragés. A un moment on décide de reporter la visite des temples pour une autre fois. Le smog nous irrite la gorge, nous sommes excités et épuisés et nous dévalons la rue vers notre petit hôtel. Sur le balcon devant la chambre on se regarde et on ésclaffe de rire. La tension baisse. Quand on aura bu nos schnapps, fait filtré et bu l’eau du robinet de couleur légèrement jaune, et mis des masques contre le smog, nous serons de nouveau prêts à repartir…

About atreewalker

It was a warm spring morning in the olive grove. The breeze was gentle, the air was fragrant, the time stood still. High grass, sprinkled with colourful small-headed flowers, was gently tickling my knees. Poppies were about to splash their intense red on the antic ruins. 'Look how beautiful it is all over', I whispered to the olive trees, 'a perfect time for a stroll.' I slipped my fingers into the open palms at the end of their branches and I took them for a walk. View all posts by atreewalker

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